La République démocratique du Congo

Son Histoire

Le territoire qui porte aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplé depuis au moins 200 000 ans av. J.-C. environ. Il y eut des grands États centralisés sur ce territoire comme les Kongo, Songye, Kuba, Garengaze, lunda et l’empire Luba… Les Européens ne reconnaissent la région qu’en 1482-1483 avec la découverte de l’embouchure du fleuve Congo par le marin portugais Diego Cão. Le royaume Kongo est alors à son apogée. À partir de 1879, l’explorateur Henry Morton Stanley explore l’intérieur du futur pays pour le compte du roi des Belges Léopold II. Au cours de la conférence de Berlin (1884-1885), ce dernier parvient à faire reconnaître aux autres puissances européennes sa prise de possession du Congo. C’est le début de la colonisation. Le secteur contrôlé prend le nom d’État indépendant du Congo bien qu’il soit en fait la propriété personnelle de Léopold. En 1908, le Parlement belge reprend, par legs du roi Léopold II, la tutelle sur le territoire, nouvellement dénommé Congo belge.

L’indépendance

Le 30 juin 1960 le Congo arrache son indépendance à la Belgique. Patrice Lumumba joue un rôle capital dans cette émancipation. Chargée d'espoir, l'indépendance bascule le pays dans le chaos : le Katanga puis le Kasaï font sécession ; craignant pour leur vie, les Belges s'enfuient ; la Belgique puis les Nations unies envoient des troupes ; les gouvernements congolais se succèdent après l'assassinat de Lumumba (janvier 1961).

30 juin 1960

RDC, Kinshasa

Le coup d’Etat de Maréchal Mobutu

En 1965, Mobutu, chef d'état-major de l'armée, renverse par un coup d’État le président Joseph Kasavubu. Le Congo retrouve une certaine stabilité au prix d'un régime autoritaire. Il devient le Zaïre. Mobutu se maintient au pouvoir pendant trente-deux ans.

1965

RDC, Kinshasa

La chute de Mobutu

En 1997, l'avance de l'AFDL avec M'zée Laurent Désiré Kabila, une force armée rebelle, l'oblige à fuir Kinshasa. Le régime tombe, affaibli par la crise économique, discrédité par la corruption, et abandonné par les puissances occidentales. Le porte-parole de l'AFDL, Laurent-Désiré Kabila, se proclame chef d'État en mai 1997.

1997

RDC, Kinshasa

Processus de démocratisation

A partir de 2001, avec l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, le Congo va entrer dans la phase de démocratisation. Une transition inédite va être mise en place à l’issue du dialogue intercongolais organisé en Afrique du Sud. Celui-ci va accoucher l’Accord Global Inclusif Global de Sun City.

2001

RDC, Kinshasa

Première alternance démocratique

Après une longue attente et de prolongation des dates annoncées des élections, les congolais se sont rendus finalement aux urnes le 30 décembre 2018. Le 10 janvier 2019, la commission électorale va proclamer vainqueur des élections présidentielles, Félix Antoine Tshisekedi, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

2019

RDC, Kinshasa

La République démocratique du Congo

Sa Géographie

La République démocratique du Congo inclut la plus grande partie du bassin du fleuve Congo, qui couvre une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés. Le seul débouché maritime du pays est une étroite bande de territoire sur la rive nord du fleuve (région de Moanda dans le Bas-Congo).
Avec ses 2 345 410 km2, est le deuxième plus grand pays d’Afrique, après l’Algérie. Elle est environ 33 fois plus grande que le Benelux et quatre fois plus que la France, quatre-vingt fois plus grande que la Belgique et de superficie légèrement inférieure au quart de celle des États-Unis. Elle est occupée en grande partie par le bassin du Congo et de ses affluents avec sa superficie de 2 345.410km². Par sa superficie, elle occupe la 11 place au monde.

La vaste zone de basse altitude du centre du pays est un plateau façonné par le bassin du fleuve s’écoulant vers l’ouest, et couvert d’une importante forêt tropicale. Cette zone est entourée de terraces montagneuses telles que les Monts Mitumba à l’est et les montagnes des Virunga au nord, de plateaux couverts de savanes au sud et au sud-ouest, le nord étant bordé au-delà du fleuve par la dense forêt. De hautes montagnes se trouvent à l’extrémité orientale du pays (région du Grand-Rift).
La RDC est traversée par l’équateur, avec un tiers du pays se trouvant au nord de cette ligne. Le climat est chaud et humide dans la région du bassin fluvial, et plus sec et plus frais vers le sud. Au sud de l’équateur, la saison des pluies dure d’octobre à mai, et au nord d’avril à novembre. Au niveau de l’équateur, les précipitations sont relativement constantes tout au long de l’année. Durant la saison des pluies, les orages sont violents mais ne durent que quelques heures. Le niveau de précipitations moyen pour l’ensemble du pays est de

Structure du territoire

Partageant sa frontière avec neuf pays d’Afrique, la RDC est limitée au nord par la République centrafricaine et le Soudan du Sud, à l’est par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, au sud par la Zambie et l’Angola et à l’ouest, l’enclave angolaise de Cabinda, la république du Congo (Congo-Brazzaville) et une quarantaine de kilomètres de côte atlantique la limite.
À l’est, la frontière suit l’axe tectonique de ses grands lacs sur une longueur de 1 400 km dans une direction à peu près nord-sud. Avec l’Ouganda, la limite est marquée par le lac Albert, la rivière Lubirihia, le Ruwenzori et le lac Edouard ; avec le Rwanda par le lac Kivu, avec le Burundi par le Ruzizi et le nord du lac Tanganyika ; avec la Tanzanie par les 600 km du lac Tanganyika ; enfin avec la Zambie par le lac Moero et le Luapula. À l’Ouest, le fleuve Congo le départage de la république du Congo.
Son territoire se déploie entre 5°30′ de latitude Nord et 13°50′ de latitude sud, un tiers en étant situé au nord de l’équateur. En longitude est de Greenwich, il va de 12°15′ à 31°15′.

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Son Hydrologie

Le Fleuve Congo

Avec ses 4 700 km de longueur, avec un débit de 50 000 m3/s, avec son bassin vaste de 3,80 millions de kilomètres carrés, le fleuve Congo est – après le Nil – le deuxième fleuve le plus long d’Afrique, le fleuve d’Afrique le plus important par son débit et le deuxième fleuve du monde – après l’Amazone – ayant le plus grand bassin. Sa position à proximité de l’équateur lui vaut ce débit le plus important du continent africain (l’Amazone est le seul fleuve qui le dépasse sur ce plan au niveau mondial). Il est à cheval sur l’équateur et la répartition presque homogène de ses affluents dans les deux hémisphères régularisent son débit et en font le fleuve le plus régulier du monde. En effet, son débit varie de 1 à 3 tandis que celui de l’Amazone varie de 1 à 200.

Le fleuve Congo a une importance économique considérable, dans ce sens il fournit du poisson et de l’électricité, mais il constitue une voie de communication indispensable. Avec ses affluents, il forme 14 166 km de voies navigables. Il prend sa source dans le sud du Katanga, dans le village de Musofi(à kipushi) à une altitude de 1 435 mètres et porte le nom de Lualaba jusqu’à Kisangani. Il se déverse dans l’océan par un large estuaire et sa puissance est telle qu’on reconnaît ses eaux jusqu’à 45 km en plein océan.

Les Lacs

En république démocratique du Congo, la nature se présente de telle sorte qu’on y trouve un grand nombre des lacs. Malheureusement, les données sur la géographie physique des lacs congolais sont peu nombreuses. Les données disponibles font état de la situation du lien tectonique des lacs. Pour la plupart des lacs, leurs origines ne sont plus sujet de discussion. Les lacs Tanganyika, Edouard, Upemba et Moero, Pool de Malemb, qui occupent les fonds des grabens, sont d’origine tectonique. Le Lac Albert échappe à la règle dans la mesure où il aurait déjà existé au Miocène inférieur; ces lacs constituent des éléments de géographie physique récents et se sont surtout développés pendant le Quaternaire.

Bien qu’on trouve des lacs qui ne figurent pas sur la liste des lacs tectoniques, la plupart de ces lacs offrent les caractéristiques typiques des lacs tectoniques : forme allongée dans une dépression bordée d’escarpements raides, rives peu échancrées, absence d’îles, grande profondeur. Le lac Tanganyika en est exemple le plus évident. Il figure d’ailleurs parmi les lacs les plus profonds du globe. La dépression marécageuse de l’Upemba fait exception : on y trouve plusieurs lacs dont celui de l’Upemba qui probablement sont les vestiges d’une seule superficie lacustre, mais dont la profondeur varie entre 0,50 m et 3,25 m seulement4. Hormis les caractéristiques héritées du fait de leur origine tectonique, tous ces lacs sont exoréiques. À l’exception des lacs Edouard et Albert qui appartiennent au bassin du Nil, ces lacs font partie du bassin du Congo. 

Au-delà des lacs tectoniques, la RDC présente aussi d’autres lacs appelés lacs de la cuvette. La cuvette centrale possède plusieurs étendues lacustres, dont les principales sont le Lac Mai-Ndombe,le Lac Tumba le lac Fwa et le lac Munkamba. On les considère comme les vestiges d’un lac plus important, qui aurait occupé une partie de la cuvette pendant une période courte dans l’histoire du réseau hydrographique du Congo. Ils sont peu profonds (la profondeur maximum du Lac Mai-Ndombe dépasserait à peine 7 m seule du lac Tumba et lac Munkamba serait de 5 m) et la profondeur du lac Fwa serait de 3,8 m . Les rives sont généralement marécageuses.

Tout comme les lacs tectoniques, ceux de la cuvette sont aussi poissonneux.

Certains lacs jouent un rôle régulateur du régime des rivières en aval du lac (par exemple : le Lac Mai-Ndombe pour le régime de la Fimi en aval de la Lukenie; les lacs de la dépression d’Upemba pour le régime du Lualaba aval). Mais cela implique que le niveau des lacs est dépendant de l’apport en eau par les rivières d’amont. Comme ces dernières ont souvent un régime caractérisé par des périodes d’étiage et de hautes eaux, il est normal de constater que le niveau des lacs varie d’une période de l’année à l’autre, et même d’une année à l’autre4.
De manière générale, les lacs de la RDC se regroupent de la manière suivante:

  • Lacs de montagnes, particulièrement très poissonneux, sont : le  lac Albert,  le  lac Tanganyika, le  lac Kivu, le  lac Edouard
  • Lacs de plateaux : le  lac Moero  le lac  Bangwelo
  • Lacs résiduels :les lacs  Tumba,  Mai- Ndombe, Munkamba et  Fwa.

Les deux premiers lacs témoins de l’ancienne mer intérieure qui occupait la zone déprimée de la cuvette centrale et les deux deuxièmes témoignent la zone déprimée du bassin de système de Mbujimayi.

La RDC compte plus de quatre mille cours d’eau. La République démocratique du Congo est le premier pays qui regorge la plus grande réserve d’eau douce en Afrique (soit 52% de la réserve africaine) et deuxième au monde après l’Amazonie au Brésil en Amérique (soit 13% de la réserve planétaire).

ressources naturelles

On trouve dans le sous-sol congolais du cuivre, du cobalt, du zinc, du fer, du coltan, de la cassitérite, de l'or, du manganèse, de la bauxite, de l'étain, du diamant, du pétrole, du gaz, etc

La République démocratique du Congo

Ses ressources naturelles

La RDC possède des gisements contenant une cinquantaine de minerais recensés, mais seulement une douzaine de ces derniers est exploitée : le cuivre, le cobalt, l’argent, l’uranium (par Areva), le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse et quelques métaux rares comme le coltan.
La République démocratique du Congo extrait également de son sous-sol des diamants. Les réserves sont très importantes, ainsi le pays possède la deuxième réserve mondiale en cuivre avec 10 % du total recensé sur la planète et surtout les plus importantes réserves de cobalt (près de 50 %). Les recettes d’exportations atteignaient en 1990 environ un milliard de dollars américains.

Les richesses minières de la RDC sont considérables et très convoitées, conférant au pays un statut hautement stratégique : le cuivre, le cobalt, l’argent, l’uranium (par Areva), le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse, le charbon… Les gîtes minéraux exploités sont répartis dans des massifs précambriens qui bordent au sud, à l’est et au nord-est une vaste cuvette centrale sédimentaire.
Ainsi, en tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, on rencontre successivement du sud au nord : les exploitations diamantifères du Kasai (Mbuji-Mayi, Tshikapa) ainsi que quelques gîtes de cuivre (Tshiniama, Lubi) ; l’arc cuprifère (cuivre) du Katanga méridional, riche également en cobalt et en uranium, avec les centres miniers de Kolwezi, de Likasi, de Kambove, de Shinkolobwe et de Lubumbashi, sans oublier la mine de Kipushi exploitée pour le zinc, le cuivre et le germanium. Les provinces du Kivu et du Maniema sont particulièrement riches en gîtes d’étain, souvent accompagné de columbo-tantalite (coltan).

Au nord du Congo, dans la Province Orientale, se situent les célèbres exploitations aurifères (or) de Kilo-Moto. A l’extrémité occidentale du pays, à l’ouest de la capitale Kinshasa, le Bas-Congo renferme quelques gîtes de vanadates de plomb et de zinc. Des gisements importants de pétrole et de gaz ont aussi été découverts notamment dans les régions de la cuvette centrale et des grands lacs à l’est. Avec ces immenses riches comme on ne les trouve nulle part ailleurs, on peut affirmer sans crainte que la nature a gâté la RDC et c’est avec raison que l’on parle d’un scandale géologique et minéralogique.

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Sa faune

Les écosystèmes de la république démocratique du Congo sont riches et variés. La faune naturelle congolaise est riche en espèces diverses, adaptées chacune aux conditions climatiques et floristiques. Certaines espèces se rencontrent dans tous les milieux. Presque tous les grands animaux africains existent dans ses réserves, cette faune remarquable comprend beaucoup d’espèces de grande et même de très grande taille, telles que l’éléphant africain (le plus grand des mammifères terrestres actuels), la girafe (le plus haut des animaux) et le gorille (le plus grand de tous les primates). Les mammifères sont représentés en république démocratique du Congo par un si grand nombre de formes qu’il est peu probable de trouver dans le monde entier une région qui, sous ce rapport, pourrait égaler ce pays. Sur plus ou moins trois cents genres, on estime qu’environ deux tiers de ces genres constituent la faune mammalienne du Congo

Sa Flore

En Afrique, la RDC occupe la première place en espèces floristiques locales.

La République démocratique du Congo

Sa Flore

La République Démocratique du Congo, c’est au sa flore. Sur plus de 50.000 espèces végétales connues en Afrique, la RDC occupe la première place en espèces floristiques locales. La flore nationale, d’une originalité remarquable, compte environ 10.531 espèces, tous les grands groupes confondus dont notamment les algues : 249 espèces, les champignons (basidiomycètes) : 582 espèces, les bryophytes : 154 espèces, les ptéridophytes : 383 espèces, les spermatophytes : 9.142 espèces avec 275 exotiques). Le taux d’endémisme spécifique de cette flore, très élevé, fait ressortir plus de 952 phanérogames endémiques, 10 ptéridophytes, 28 bryophytes, 1 lichen, 386 champignons endémiques, soit 1.377 espèces endémiques pour l'ensemble de la flore. La faune y est aussi abondante et surtout très variée compte tenu de la variabilité de l’habitat. L'ensemble de la flore de la RDC appartient à deux types de flore très distincts : les espèces mégathermes majoritaires et les espèces mésothermes localisées dans les régions montagneuses. La flore nationale compte plus de 377 familles, 2.136 genres et 10.531 espèces, dont 1.377 endémiques représentants l'originalité de la flore congolaise. 

Incroyablement riche en flore, la RDC comporte 11.000 espèces de plantes vasculaires connues dont 3.200 espèces endémiques avec plus de 10.000 espèces d’angiospermes dont 3.000 endémiques. De nombreuses réserves de flore se trouvent sur le territoire national, telles que le jardin de Eala-Mbandaka situé dans la Province de l'Équateur, où des chercheurs répertorient la richesse botanique de la région et étudient les potentialités agricoles de la Cuvette Centrale congolaise; ou encore les jardins botaniques de Kinshasa et de Kisantu, qui servent de centres de formation/recherche environnementale et de vitrines de sensibilisation à tous les efforts de conservation de la nature.

La République démocratique du Congo

Sa Culture

Estimé à 85.000.000 d’habitants, le peuple de la RDC est composé de plusieurs ethnies (450) formant ainsi divers groupes. De ces 450 se dégagent quand-même des groupes ethniques que voici : les Pygmées, les Bantous, les Chamites, les Soudanais et les Nilotiques. Les grands groupes ethniques cités ci-haut se subdivisent à leur tour en d’autres petits groupes ethniques.

Au sein de l’ethnie des Bantous on trouve d’autres ethnies telle que :  Luba, Kongo, Ngala, Angba, Ambala, Babindi, Bangala, Bango, Pende, Bembe, Bemba, Bazombe, Mbala, Kuba, Kumu, Kwango, Bowa, Lupu, Sukus, Bira, etc.

Chez les pygmées on trouve : Mbuti, Twa, Babinga, Baka

Au sein du groupe ethnique soudanique, on trouve d’autres sous-groupes comme : Mamvu, Lugbara, Ngbandi, Mbunja, Ngbaka, Moru-Mangbetu, Lugbara, Logo, Lendu, Walendu Bindi (Induru, Lende sud), Balendru Lendu Nord ;

Dans le groupe ethnique Chamite, on trouve le sous-groupe ethnique tel que : Hima-Tutsi

Chez les nilotiques, on trouve de sous-groupes tels que : Alur, Kakwa, Bari.

Sa Culture

La sculpture

Mintadi

Les mintadi (en kikongo, « gardiens », au singulier ntadi) sont des sculptures en stéatite réalisées dans le Nord de l'actuel Angola et l'Ouest de l'actuelle République démocratique du Congo (territoire correspondant à l'étendue maximale du royaume de Kongo) du XVIe au début du XXe siècles.

Certains ont été introduits en Europe au XVIIe siècle par les missionnaires italiens actifs au Kongo et exposés dès cette époque au musée Kircher (aujourd'hui au Musée national préhistorique et ethnographique Luigi-Pigorini, à Rome). Robert Verly a cherché à en faire un inventaire au début des années 1950. Un ntadi (représentant une femme assise en tailleur allaitant un enfant) est exposé au Musée des beaux-arts de Boston.

Les mintadi étaient utilisés pour orner les sépultures des notables du royaume de Kongo. Différents types sont connus : souverain arborant les insignes du pouvoir, ou représenté en « penseur » (assis en tailleur, la tête appuyée sur l'une de ses mains), dignitaires à genoux, femme allaitant un enfant... Pour l'historien Georges Balandier, « Ces figures de pierre [...] sont les instruments de la religion politique [du royaume de Kongo], elles soumettent en rassurant. »

Nkondi

De par leur nature agressive, de nombreux Nkondi à formes humaines sont sculptés, les mains posées sur les hanches ou levées, parfois armées. L'aspect effrayant évoque évidemment les châtiments qui frapperaient les parjures.

La première représentation d'un nkisi dans cette pose est visible dans les armoiries du royaume de Kongo, conçues vers 1512 et illustrées entre 1528 et 1541, où une "statuee" brisée est représentée avec ce geste à la base du bouclier . Les minkisi à clous ne sont pas décrits dans la littérature laissée par les missionnaires ou par d'autres du XVIè au XIXè siècle.

Les statuettes Nkondi à clous ont été fabriqués au moins dès 1864, lorsque le commodore britannique AP Eardley Wilmont en a fait l'acquisition, tout en réprimant la piraterie Solongo (Soyo) à l'embouchure du fleuve Congo, d'une pièce qui a fait l'objet d'une peinture contemporaine et qui se trouve actuellement au Royal Geographical Institute à Londres

Les nkondi, comme les autres minkisi, sont réalisés par des spécialistes religieux, appelés nganga (singanga ou banganga au pluriel).

Pour ces créateurs, le monde physique est une continuité dans laquelle la vie est juste une partie d'un Tout. La statuaire Nkondi servant de pont entre le monde des vivants et celui des ancêtres, entre le réel et le symbolique. Intermédiaires obligés entre les hommes et les divinités surnaturelles, entre la communauté et l’esprit des ancêtres, les masques, les statues et fétiches sont avant tout des symboles chargés de significations magico-religieuses.

Il est à noter que les régions qui constituent l'actuelle République Démocratique du Congo sont parmi les plus riches en art traditionnel qui soient. Et la variété des formes et des usages est à la mesure de l'étendue du pays et du nombre d'ethnies qui le composent. Il est donc impossible d'en donner un aperçu complet. On distingue ainsi six régions artistiques, à savoir : la région du Bas-Congo comprenant les arts Kongo et Teke ; la région Kwango-Kwilu comprenant les arts Yaka, Suku, Holo et Pende ; la région des Kuba englobant les arts Kuba, Ndengese et Lulua ; la région des Luba ; la région des Songye ; la région des Lega. 

Masques

Le masque, cette expression tellement caractéristique de l'art africain. Beaucoup de ceux-ci servent dans un cadre éducatif, celui de l'initiation des jeunes gens qui est appelée mukanda par les populations du Bandundu qui la pratiquent : Tshokwe, Yaka, Pende, Suku... Cette initiation dure un an ou deux, les enfants sont séparés de leur famille dans un campement de brousse où ils apprennent l'histoire, les mythes fondateurs et les règles sociales de leur groupe. Ils apprennent aussi les secrets des masques. Ceux-ci incarnent des esprits. Le plus souvent, les femmes et les enfants non-initiés ne peuvent voir les masques ou alors ceux-ci sont destinés à les effrayer.

Folklore

Comme dans d'autres régions du monde, ces mascarades ne disparaissent pas nécessairement avec les croyances et les pratiques ancestrales. Comme ailleurs, elles ont tendance à se " folkloriser ". Le meilleur exemple est celui des Pende du Bandundu et du Kasaï occidental qui développent un véritable " revival " de leur art, avec l'invention de nouveaux masques, le remplacement des sculptures des cases cheffales et même l'organisation d'un festival annuel à Gungu.

Les œuvres artistiques de la RDC sont conservés dans plusieurs musées que compte le pays. Il s’agit entre autres du Musée national de Kinshasa, Musée d’art contemporain et multimédia de Kinshasa, Musée de la pré histoire de l’Université et d’autres musées nationaux dans les provinces.

Sa Culture

Sa Musique

Sa MUSIQUE

La musique congolaise, représentée par sa célèbre rumba aux multiples générations d'artistes, a envahi depuis plusieurs années le continent africain, confirmant le statut de Kinshasa comme " Mecque de la musique africaine "

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